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Déclaration officielle de l’Abbaye-Principauté de San Luigi.

Par le 9 Fév, 2014 dans Articles | 0 commentaire

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L’Abbaye-Principauté de San Luigi a été avisée de la dissémination sur le site Wikipedia d’informations inexactes et diffamatoires envers elle. L’Abbaye-Principauté a envoyé une plainte officielle à la Fondation Wikimedia qui héberge actuellement le matériel diffamatoire contraire à la loi et à ses propres règles de publication, et se réserve donc tous ses droits légaux pour toutes suites à donner à cette affaire. En outre, l’Abbaye-Principauté a émis une réponse officielle aux assertions portées envers elle afin de clarifier sa position vis-à-vis du public et de toutes les parties intéressées, et afin d’éviter toute incompréhension ou toute responsabilité légale qui pourraient résulter de la propagation de ce matériel par d’autres personnes.

Au début du 20e siècle, les efforts missionnaires du Prince-Abbé Joseph III de San Luigi (l’archevêque Joseph-René Vilatte) furent sujets à une forte opposition du parti catholique romain ultramontain qui voyait son œuvre au sein de l’Abbaye-Principauté et de l’Église Gallicane comme des menaces envers leur pouvoir. En plus, l’implication de francs-maçons en vue dans l’Église Gallicane attira une certaine opposition des factions antimaçonniques.

Ces opposants furent responsables de la publication d’une propagande vicieuse et sectaire qui propagea toute une série de mensonges au sujet du Prince-Abbé Joseph III, de l’Abbaye-Principauté et des Ordres de San Luigi dans l’espoir de miner leur statut et leur honneur. Les allégations proférées dans le cadre de cette propagande étaient, bien sûr, fausses au moment de leur publication, comme elles le demeurent aujourd’hui. Rien de ce qui est sous-entendu n’a jamais été soumis devant une cour de justice ou n’a été étayé par des recherches universitaires. Le criminel Valensi n’a jamais rencontré le Prince-Abbé, n’a jamais été membre de nos Ordres et n’a jamais été autorisé à agir en leurs noms, comme cela fut clairement expliqué par notre Prince-Abbé à l’époque des faits. S’il a contrefait nos diplômes, nous étions donc bien ses victimes, comme tous les autres ordres qu’il a falsifiés.

Il est clair qu’aujourd’hui un petit groupe de catholiques romains essaye de faire remonter à la surface ces allégations et de les rapporter au sein d’une campagne de dénigrement contre l’Abbaye-Principauté. En agissant ainsi, ils reflètent une image dépassée, déformée et délibérément fausse de notre organisation. En fait, se fier à ce genre de matériel comme « sources » c’est comme écrire l’histoire des Juifs au travers de références nazies. Cela reflète une attitude de dépravation morale et spirituelle qui n’a rien à voir avec l’Esprit du Christ, mais tout à voir avec celui de la haine et de la discorde. Il est évident que les individus indignes responsables de ce genre de comportements répréhensibles – qu’ils pensent habilement dissimuler dans l’anonymat de l’internet – requièrent de notre part un besoin redoublé de prières.

En dépit des conflits du début du 20e siècle, les relations entre l’Abbaye-Principauté de San Luigi et l’Église Catholique romaine se sont améliorées ces dernières années. En 1925, le Prince-Abbé Vilatte s’est réconcilié avec Rome et son excommunication fut levée. Au cours de ce processus, une déclaration de Bonnaventure, Cardinal Cerretti, fut publiée dans le « Bayerischer Kurier » (n ° 189, 11 juillet 1925) qui dit clairement ceci :

La Nonciature apostolique de Paris nous envie l’information suivante, numérotée 5.900, datée du 6 juillet 1925. “En réponse à votre lettre du 1er juillet courant, je m’empresse de vous informer que selon des documents irréfutables, qui peuvent être publiés si nécessaire, ce qui suit est apparent : Mgr. Vilatte a reçu les Ordres mineurs et l’Ordre du Sous-diaconat le 5 juin 1885, l’Ordre de Diacre le 6 juin de la même année, et le jour suivant, le 7 juin 1885, l’Ordination à la Prêtrise. Toutes ces ordinations lui furent conférées par Mgr. Herzog (Évêque Vieux Catholique) au sein de l’Église Vieille-Catholique de Berne. Cela est prouvé par des documents portant le sceau et la signature de Mgr. Herzog. Concernant la Consécration Épiscopale, elle prit place le 29 mai 1892. Mgr. Vilatte fut consacré par trois évêques jacobites en la Cathédrale de l’Archevêque Alvarez (Julius 1er), c’est-à-dire en l’Église de Notre-Dame de la Bonne Mort (Ceylan). Mgr. Vilatte est donc en possession des actes de consécration en question portant la signature des trois évêques susnommés et du Consul américain qui était présent à la cérémonie. Voilà pour les explications, et si vous le jugez bon pour vos besoins.

Je saisis l’opportunité de vous transmettre l’expression de mon estime sincère.

(Signé) +B. Cerretti, archevêque de Corinthe, Nonce apostolique.”

C’est donc, ainsi que le dit cette déclaration, “irréfutable” que l’Église Catholique romaine acceptait entièrement la validité des Saints Ordres que le Prince-Abbé avait reçus. Toute déclaration contraire est un mensonge. Le Prince-Abbé Vilatte mourut en 1929 en pleine communion avec le Saint-Siège. Aucun de ses successeurs (tous ayant été des catholiques traditionnels tenant les positions pré-Vatican I) ont été des sujets du Saint-Siège, mais cela n’a eu aucun effet sur leur validité selon les lois du droit canonique romain. Une confirmation supplémentaire de la validité des Saints Ordres reçus par San Luigi aux yeux de Rome fut publiée dans un journal diocésain catholique romain, le Denver Catholic Register, le 26 avril 1962. Il y a bien d’autres documents disponibles sur notre site web, provenant des Églises orthodoxes, qui confirment la validité des Saint Ordres de San Luigi. Mais nos détracteurs étant moins intéressés par la vérité que par une attaque contre nous, ils ont choisi de les ignorer ou de les déformer.

Après la mort du Prince-Abbé Vilatte, une autre période de troubles s’en suivit, avec les restes de l’arrière-garde de fanatiques ultramontains s’engageant dans une propagande contre nous. Ce n’est que grâce à l’intervention d’un camérier secret du Pape, le Duc D’Allery de Bourbon, qui fut un membre de nos Ordres, qu’un retour à de bonnes relations avec le Vatican fut possible. De cette période jusqu’à aujourd’hui, il y a eu de nombreux catholiques romains au sein de nos Ordres, dont plusieurs prêtres du Saint-Siège. À aucun moment la moindre action de rétorsion ne fut prise envers eux par leur hiérarchie quant à leur affiliation, et jamais aucun de ces membres n’a été déclaré illégal par aucune autorité romaine compétente. C’est donc avec inquiétude que nous voyons ces décades de compréhension et d’amitié mutuelles avec l’Église Catholique romaine – au-delà de nos différences – remises en question et perturbées par des fanatiques sectaires.

Nos détracteurs ont beaucoup à dire au sujet de la “reconnaissance”, mais ils ignorent le fait que le Prince de San Luigi a été reconnu en 1962 par Sa Majesté le roi Pierre II de Yougoslavie, un fons honorum on ne peut plus respectable. Le Roi Pierre II avait également accepté d’être le Haut Protecteur et Grand-Croix de notre Ordre de la Couronne d’Épines. De même, ils ignorent le fait que les Ordres de San Luigi jouissent aujourd’hui du Patronage Royal de Sa Majesté Omukama de Bunyoro-Kitara, un souverain régnant reconnu par la loi ougandaise. Parmi nos Hauts Protecteurs et Patrons Royaux, on trouve également des monarques et des chefs de maisons royales autrefois régnants dont les noms seront familiers à tout un chacun. La reconnaissance par les autres n’est en aucune manière une nécessité pour l’Abbaye-Principauté de San Luigi pour que sa pleine validité et souveraineté soient reconnues par les lois internationales selon les termes de la Convention de Montevideo. Ceci étant dit, cependant, l’Abbaye-Principauté et les Ordres de San Luigi possèdent une telle reconnaissance, et de manière plus évidente encore, au travers de ses pairs, de royaumes historiques, de souverains régnants et de chefs de maison royales en exil. Dans les matières nobiliaires et de chevalerie, c’est la seule reconnaissance qui ait du sens. Nous n’avons jamais cherché, ni considéré comme insignifiant, toute reconnaissance par des “commissions internationales” qui ne sont que des organisations récentes et individuelles sans véritables pouvoirs légaux en ces matières.

L’Abbaye-Principauté a fourni de plus amples informations (ici) au public concernant ce problème de “reconnaissance” et renvoie donc le lecteur à ses précédents articles relatifs aux “commissions internationales” (ici et ici). L’Abbaye-Principauté a, en outre, clarifié sa position quant aux loi de l’Italie dans un autre article (ici). Le lecteur notera que les Ordres de San Luigi on maintenu un Grand Prieuré en Italie et qu’ils y ont eu de nombreux membres par le passé ; l’octroi de nos Ordres à les citoyens italiens, sous réserve que leurs décorations ne soient portées qu’en privé, est, selon les informations que nous avons, tout à fait dans la cadre de la loi.

Cette déclaration devrait suffire à faire comprendre que l’Abbaye-Principauté conteste avec vigueur la version falsifiée des événements que des individus “égarés” ont cherché à présenter ; et qu’elle a l’intention de répondre à ces attaques et d’entreprendre toute action légale contre eux si nécessaire.

Nous prenons également note qu’un ami de l’Abbaye-Principauté a publié sa propre réponse personnelle à ce sujet que l’on peut lire ici, et qui s’exprime en un tranchant qui est dans la droite ligne de l’esprit de “vaillant chevalier”.

Sa Sérénité, le Très Révérend Edmond III, Prince-Abbé de San Luigi, Grand-Maître des Ordres de San Luigi.

Traduction française par Mgr. Vilhelmus, évêque gallican, KOCT, AO.

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