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Notre Foi

Exposé de la Foi dit « Déclaration de Duval »

 

Lors d’une assemblée générale tenue en l’église Sainte-Marie de Duval, dans le Wisconsin, le 16 novembre 1889, les délégués, clercs et laïcs, sous la présidence de Mgr Joseph René Vilatte, ont fait une déclaration de foi et d’ordre. Publiée en 1890, sous le titre d’Exposé de la foi, elle contient les 10 articles suivants :

Article I : L’Église

Après l’Ascension du Christ eût lieu la Pentecôte, d’où origine la communauté chrétienne de Jérusalem, qui engendra l’Église universelle.

Nous savons, par les Actes des Apôtres, que l’élection fut, dans l’Église primitive, le mode d’entrée dans le ministère ecclésial. Matthias fut élu par le vote de ses frères et ayant été approuvé par le saint Esprit, fut intégré au collège apostolique (Ac 1,23-26). Également, pour l’ordination des premiers diacres, les apôtres convoquèrent l’assemblée des croyants et leur proposèrent d’élire sept personnes à cet office. Ces personnes furent ensuite présentées aux apôtres qui les ordonnèrent par imposition des mains (Ac 6,3-6).

Les évangiles nous apprennent que les apôtres avaient le même pouvoir et la même autorité. Ce n’est pas à Pierre seul que Jésus a donné le pouvoir de lier et de délier, mais à tous les apôtres. De même, quand il a dit: « allez enseigner toutes les nations: les péchés seront pardonnés à ceux à qui vous les remettrez et retenus à ceux à qui vous les retiendrez », il ne s’adressait pas à Pierre à l’exclusion des autres (Mt 28,18; Jn 20,23; Mt 16,18-19). On ne peut mettre en doute que le Christ a dit à Pierre: « tu es Pierre et sur cette pierre, je bâtirai mon Église ». Cependant, Pierre était, en cette occasion, l’oracle du saint Esprit et le porte-parole du collège apostolique. D’ailleurs, la promesse « je bâtirai » avait commencé de s’accomplir à la Pentecôte, et les sceau et pouvoir du saint Esprit étaient venus également sur tous, de même qu’avait été donné à tous le pouvoir de lier et de délier. L’Esprit-Saint nous enseigne, dans l’épître aux Ephésiens (2,20), que Pierre n’est qu’une des pierres angulaires de l’Église. Les prophètes et les apôtres en sont les fondements, mais c’est le Christ Jésus qui soutient l’édifice.

Article II : Les Saintes Écritures

La Sainte Écriture est reçue comme Parole inspirée de Dieu. Cette précieuse révélation est interprétée par l’Église en continuité de tradition, sous l’éclairage du Saint Esprit.

Article III : Les Symboles de la Foi

Nous retenons le Symbole des Apôtres ainsi que les credo de Nicée-Constantinople et Gallican dit « de saint Athanase » qui résument l’enseignement de l’Écriture et de l’Église.

Article IV : Les Conciles

Nous acceptons les conciles généraux reconnus par les Églises chrétiennes, soit ceux de Nicée (353), de Constantinople (381), d’Éphèse (431), de Calcédoine (451), de Constantinople (553), de Constantinople (680) et de Nicée (787). Nous acceptons également les définitions du Concile de Trente qui explicitent la doctrine sur les sacrements.

Article V : Les Sacrements

Nous croyons que les sacrements sont les moyens employés par le saint Esprit pour nous donner la grâce. Et cela, en vertu des paroles prononcées et des rites accomplis dans la foi et les bonnes dispositions.

1 et 2. Le baptême et la confirmation

Nous voyons le baptême comme sacrement établi par le Christ pour nous purifier au sens de Jn 3,5 et pour faire de nous des membres de l’Église. La confirmation dans le saint Esprit complète le rite de l’initiation chrétienne.

3. La pénitence

Nous croyons qu’il a plu au Christ de donner à son Église l’autorité d’accorder le pardon à ceux qui ont transgressé la loi de l’Évangile après leur baptême. Les ministres validement ordonnés ont le pouvoir d’absoudre au nom et par les mérites de Jésus Christ.

4. L’eucharistie

Nous croyons à la présence du Seigneur dans les espèces eucharistiques. Conformément à la Parole de Dieu et aux pratiques de l’ancienne Église, on célèbre ce sacrement dans la langue vernaculaire et on donne la communion sous les espèces du pain et du vin (Jn 6,53).

5. L’onction des malades

Ce sacrement a été institué pour la guérison de l’âme et du corps. L’Épître de Jacques (5,14-15) est explicite quant à son efficacité et à son mode d’administration.

6. L’ordre

Ce sacrement confère le pouvoir d’exercer les différentes fonctions du ministère. L’évêque en est le ministre ordinaire.

7. Le mariage

Le mariage est un sacrement qui sanctifie l’union légitime d’un chrétien et d’une chrétienne. « Les deux ne forment qu’une seule chair » (Eph 5,32).

Article VI : L’Église et son chef

L’Église est une société dans laquelle les croyants sont unis dans la profession d’une même foi. Cette société a le Christ pour Chef et Source de sainteté.

Article VII : L’Épiscopat

L’épiscopat est aussi nécessaire à la vie de l’Église que l’est la respiration pour la vie des humains. Instruments d’unité et gardiens de la tradition, les évêques veillent à ce que l’Église n’ait qu’un Seigneur, qu’une foi, qu’un baptême, qu’un Dieu et Père de tous (Eph 6,5).

Article VIII : Les Images et les Statues

L’utilisation des images ou statues n’est pas nécessaire à la justification, ni au salut. Les personnes qui les utilisent pour la piété, le feront en accord avec les règles de l’Église Universelle afin que soient évités les abus qui peuvent facilement survenir en ce domaine.

Article IX : Le Culte des Saints

Il n’y a qu’un médiateur entre Dieu et les humains: Jésus, le Christ, notre Seigneur (1Tm 2,5). Si l’on invoque les saints, c’est pour qu’ils nous assistent de leurs prières comme l’enseignent l’écriture et la tradition.

Article X : L’Unité de l’Église

Nous considérons l’Écriture et les conciles généraux de l’Église universelle comme la fontaine de notre foi chrétienne commune. De cette fontaine émane le flot de grâce capable d’effacer nos divisions et la lumière pour restaurer l’unité de l’Église.

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